L'OECO dynamise l'industrie du sea moss grâce à une formation à fort impact à Saint-Vincent-et-les Grenadines
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'OECO
La Commission de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), en collaboration avec le gouvernement de Saint-Vincent-et-les Grenadines et le Fonds caribéen pour la biodiversité (CBF), a conclu avec succès un atelier spécialisé de renforcement des capacités de trois jours visant à transformer l'industrie locale du sea moss en un pilier de l'économie bleue nationale.
Organisée du 21 au 23 juillet 2026 à l'école secondaire d'Union Island, cette initiative a réuni des agriculteurs, des entrepreneurs et des responsables gouvernementaux pour hisser la production locale au niveau des normes internationales de sécurité sanitaire des aliments et de gestion commerciale. L'atelier constitue un volet clé du projet d'Architecture régionale de la Caraïbe pour la biodiversité (CRAB), financé par le CBF avec le soutien de l'Agence française de développement (AFD) et du Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM).

S'adressant aux participants, l'honorable Conroy Huggins, ministre de la Pêche de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a souligné que la culture du sea moss constitue une priorité pour le gouvernement :
« À l'échelle mondiale, le sea moss est une industrie qui pèse plusieurs milliards de dollars. Notre priorité doit être la qualité alliée à l'efficacité. »
Le ministre Huggins a précisé que le gouvernement révise actuellement la loi sur les pêches (Fisheries Act) afin d'offrir un cadre législatif renforcé à ce secteur, tout en consolidant la souveraineté alimentaire régionale et la résilience des communautés à la suite de l'ouragan Beryl.

Rappelant cette orientation stratégique, Natasha Deterville-Moise, responsable par intérim de l'Unité de développement économique de l'OECO, a souligné que cette initiative met directement en œuvre la stratégie de Transformation des systèmes agroalimentaires de l'OECO (FAST) en accompagnant les producteurs :
« non seulement pour produire plus, mais pour produire plus intelligemment, et non seulement pour participer aux marchés, mais pour être compétitifs au sein de chaînes de valeur régionales et internationales de plus en plus exigeantes. »
Pour atteindre ces objectifs, le programme a dispensé des enseignements pratiques et intensifs conçus pour consolider l'ensemble de la chaîne de valeur. Les modules techniques se sont concentrés sur la sécurité sanitaire des aliments après récolte et l'assurance qualité, initiant les producteurs aux principes de l'Analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (HACCP) ainsi qu'aux procédures opérationnelles normalisées d'assainissement (SSOP) indispensables pour accéder aux marchés d'exportation à forte valeur ajoutée. En complément, des sessions de gestion d'entreprise ont fourni aux producteurs des outils financiers d'analyse des coûts de production, de tenue de registres et de planification stratégique afin de transformer une culture saisonnière en une activité créatrice de prospérité intergénérationnelle.
L'orientation pratique de la formation a trouvé un écho favorable auprès des chefs d'entreprise locaux soucieux de professionnaliser leurs activités. Ronita Oliver, fondatrice d'Ocean Remedies, a noté :
« Je trouve cette session très utile et opportunente alors que je suis en train de concevoir les Procédures opérationnelles normalisées, le plan HACCP et les bonnes pratiques de fabrication pour mon entreprise afin de m'assurer qu'elle soit conforme et pérenne. »
Un autre participant a souligné l'évolution des mentalités en indiquant que cette formation incitait les producteurs à :
« ne plus considérer cette industrie comme un simple passe-temps, mais comme une véritable entreprise... capable de nous positionner sur le marché international. »
Au-delà des bénéfices commerciaux immédiats, l'initiative a fait de la durabilité à long terme une priorité en impliquant la jeune génération. Kylan Oliver, jeune participante travaillant aux côtés de sa mère chez Ocean Remedies et aspirant à devenir biologiste marine, a partagé la manière dont le programme a renforcé sa vocation :
« Pendant que maman cultive le sea moss et que nous l'aidons, cela me donne encore plus envie de devenir biologiste marine grâce à la mer. J'ai le sentiment que la mer est l'endroit auquel j'appartiens. »
Cette étape franchie à Union Island s'inscrit dans le cadre d'un effort régional coordonné plus large visant à normaliser la chaîne de valeur du goni dans l'ensemble des États membres de l'OECO, faisant suite aux sessions de formation réussies à la Grenade (janvier 2026) et à la Dominique (avril 2026). En répliquant ces exigences techniques et commerciales à l'échelle régionale, l'OECO et ses partenaires veillent à ce que le goni de la Caraïbe consolide sa réputation de superaliment de première qualité capable de conquérir une part significative du marché mondial.
Marvin St. Louis
OECO Unité de communication














