L'OECO participe à la Réunion mondiale de synergie des nations insulaires à Tokyo
Communiqué de presse de l'OECO
La Commission de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a rejoint ses partenaires mondiaux à la Réunion mondiale de synergie des nations insulaires 2026, organisée par la Fondation pour la paix Sasakawa (SPF) à Tokyo, au Japon, les 12 et 13 mars. Cette rencontre visait à faire progresser le dialogue et l'action en faveur du développement durable et de la résilience au sein des Petits États insulaires en développement (PEID).
Tenue sous le thème « Relier les PEID et les populations pour des actions concrètes, aujourd'hui et demain », la réunion s'est appuyée sur les résultats des dialogues régionaux organisés au cours de l'année écoulée à Sainte-Lucie, aux Palaos et à Maurice. Elle a réuni des praticiens des régions des Caraïbes, du Pacifique et de l'océan Indien occidental afin d'approfondir la collaboration, de renforcer les réseaux humains et d'accélérer la transition entre les engagements politiques et les résultats concrets sur le terrain.
Les participants ont mis en lumière la vulnérabilité commune des PEID face au changement climatique, notamment la montée du niveau de la mer, l'érosion côtière, la dégradation des récifs coralliens et l'intensification des phénomènes météorologiques. Ces pressions environnementales menacent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'identité culturelle des communautés insulaires, tout en posant des défis de développement majeurs, voire existentiels.
La réunion a également souligné les barrières systémiques auxquelles sont confrontés les PEID : difficultés d'accès au financement climatique, capacités institutionnelles et techniques limitées, lenteur du déblocage des fonds internationaux et manque d'expertise spécialisée. Malgré ces contraintes, les intervenants ont réaffirmé le rôle crucial de l'économie bleue comme moteur de résilience, de croissance économique et de développement durable.
L'un des points centraux de la rencontre a été l'identification de voies concrètes pour passer du dialogue à l'action. Les discussions ont porté sur l'importance de généraliser les solutions portées par les communautés, de renforcer les mécanismes de partage de connaissances via des plateformes d'échanges entre pairs, d'élargir l'accès au financement pour l'économie bleue, de valoriser l'autonomie et l'innovation portée par les jeunes et de consolider la collaboration régionale et mondiale entre les PEID.
« Cette réunion mondiale de synergie marque un tournant décisif : nous passons de la discussion à la mise en œuvre. Pour les Petits États insulaires en développement, il est impératif d'aller au-delà des promesses pour adopter des solutions concrètes, centrées sur l'humain, qui renforcent la résilience et ouvrent des opportunités de développement durable », a déclaré Nadège Jn Baptiste, responsable de l'Unité de coopération au développement et de mobilisation des ressources à la Commission de l'OECO.
Plusieurs exemples d'initiatives locales réussies ont été partagés, tels que la restauration des mangroves, les réseaux de conservation et les pratiques traditionnelles de gestion des écosystèmes, confirmant l'importance de solutions adaptées au contexte local.
Des sessions interactives ont exploré les moyens d'améliorer la collaboration entre les différentes régions de PEID et de surmonter les obstacles historiques à l'engagement. Les participants ont salué la qualité des échanges directs entre professionnels techniques et la création de réseaux de praticiens, tout en appelant à des mécanismes de coordination plus solides pour pérenniser cette collaboration au-delà des forums mondiaux.
La réunion a également permis de resserrer les liens avec les partenaires japonais, notamment l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), identifiant des opportunités de coopération accrue dans le renforcement des capacités et la résilience climatique.
Un thème récurrent a été l'importance d'intégrer les connaissances traditionnelles aux approches scientifiques modernes. La combinaison de ces systèmes de savoirs est jugée essentielle pour renforcer les stratégies d'adaptation et protéger les écosystèmes de manière durable.
En conclusion, un appel a été lancé pour des réformes significatives des systèmes de financement mondiaux afin de mieux soutenir les PEID, notamment en simplifiant l'accès aux fonds et en accélérant les processus de décaissement. Le besoin de circuits de financement plus clairs pour les initiatives communautaires a également été mis en avant.
La Commission de l'OECO, par l'intermédiaire de son Unité de coopération au développement et de mobilisation des ressources, a joué un rôle clé dans la coordination de l'engagement régional. La Commission a été chargée de diriger la coordination caribéenne au sein de cette initiative mondiale, renforçant ainsi son leadership dans la promotion du développement durable et de la résilience climatique à l'échelle régionale.
La Réunion mondiale de synergie est appelée à devenir une plateforme permanente de collaboration entre les gouvernements, les organisations de la société civile, les institutions académiques et les partenaires au développement. Sans être un forum de négociation formel, elle est conçue pour catalyser des projets de coopération technique, des partenariats et des solutions concrètes à travers les PEID. Des engagements de haut niveau prévus plus tard dans l'année devraient consolider davantage ces engagements et élargir les perspectives de collaboration avec les partenaires japonais et d'autres parties prenantes.
À propos de la Fondation Sasakawa pour la paix (SPF)
La Fondation Sasakawa pour la paix (SPF) est une fondation japonaise privée à but non lucratif créée en 1986 afin de promouvoir la coopération internationale, la consolidation de la paix et le développement durable. Elle fonctionne à la fois comme un groupe de réflexion et comme une organisation axée sur l'action, menant des recherches, soutenant le dialogue politique et mettant en œuvre des projets concrets à travers le monde pour relever des défis mondiaux complexes tels que la sécurité, le changement climatique et le développement social. Grâce à des partenariats avec des gouvernements, des institutions et des communautés, la SPF s'efforce de renforcer les échanges internationaux, d'encourager l'innovation et de contribuer à une société mondiale plus pacifique et plus inclusive.
Danny Moonie
OECO Unité de communication

























