Le symposium de l'OECO sur les racines et tubercules trace la voie vers la souveraineté alimentaire
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'OECO
Dans une ère d'incertitude mondiale et d'escalade des crises climatiques, la Commission de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) et le gouvernement du Commonwealth de la Dominique ont lancé une intervention régionale déterminante pour reconquérir la souveraineté alimentaire. Cette initiative transforme le secteur des racines et tubercules en un pilier central de la résilience climatique et de la force économique, incarnant la conviction que la véritable sécurité commence par la capacité à se nourrir soi-même.
Le symposium de l'OECO sur les racines et tubercules, qui s'est tenu les 7 et 8 mai 2026 à l'InterContinental Dominica Cabrits Resort & Spa, a réuni des décideurs politiques, des agriculteurs et des experts techniques. L'objectif : repositionner ces denrées de base locales comme des moteurs économiques à haute valeur ajoutée, dans le cadre de la stratégie FAST (Transformation des systèmes alimentaires et agricoles | Food and Agriculture Systems Transformation) de l'OECO. Cette initiative a bénéficié du soutien de l'Union européenne via le 11e Fonds européen de développement (FED), à travers le programme RIGHT (Intégration régionale grâce à l'harmonisation de la croissance et à la technologie | Regional Integration Through Growth Harmonisation and Technology).
Cette intervention stratégique intervient alors que la région fait face à des vulnérabilités critiques, avec des factures d'importations alimentaires atteignant jusqu'à 90 % dans certains États membres. Le symposium met l'accent sur le passage de la simple sécurité alimentaire à une véritable souveraineté alimentaire, s'alignant sur l'objectif de la CARICOM « 25 d'ici 2025 + 5 », visant à réduire les importations alimentaires régionales de 25 %.

Représentant le Premier ministre, l'honorable Roosevelt Skerrit, l'honorable Dr Irving McIntyre, ministre des Finances, du Développement économique, de la Résilience climatique et de la Sécurité sociale, a souligné le lien essentiel entre l'autosuffisance agricole et la stabilité nationale.
« Le gouvernement de la Dominique a toujours mis l'accent sur l'importance de la résilience comme pilier central du développement national », a déclaré le Dr McIntyre. « Cette vision de la résilience s'étend directement à l'agriculture, car aucun pays ne peut prétendre être véritablement résilient s'il reste lourdement dépendant des importations alimentaires et de chaînes d'approvisionnement vulnérables ».
Il a également rendu hommage aux agriculteurs de la région, dont le travail acharné et la résilience continuent de faire vivre nos communautés malgré des conditions de plus en plus difficiles.

Le Directeur général de l'OECO, le Dr Didacus Jules, a présenté le symposium comme un retour aux principes fondamentaux et à la dignité humaine.
« Si nous ne pouvons pas nous nourrir nous-mêmes, nous ne sommes pas véritablement en sécurité », a averti le Dr Jules. Il a décrit des cultures telles que le manioc, le dachine et la patate douce comme étant « poétiquement résilientes », notant qu'elles poussent discrètement et régulièrement sous la surface, puisant leur force dans le sol et résistant fermement au vent et à la sécheresse.
Le Dr Jules a souligné que la force de l'OECO ne viendra pas de ce qui est lointain et importé, mais de ce qui est proche et enraciné.
L'urgence de cette transformation est accentuée par la fréquence croissante des chocs climatiques. L'honorable Roland Royer, ministre de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Économie bleue et verte de la Dominique, a noté que quelques jours seulement avant l'événement, des inondations et des glissements de terrain sur la côte est de la Dominique avaient causé d'importants dégâts aux cultures et aux infrastructures.

« L'agriculture d'aujourd'hui doit être comprise comme un ensemble regroupant les affaires, l'innovation, la sécurité alimentaire et la résilience nationale », a affirmé le ministre Royer. « Si l'agriculture dans l'OECO doit survivre et croître, elle doit devenir plus résiliente, plus durable et plus adaptable aux réalités d'un climat changeant ».
L'événement a également mis en lumière la manière dont ces cultures font partie de notre patrimoine et offrent de grandes opportunités commerciales. L'honorable Fenella Wenham-Sheppard a évoqué l'importance générationnelle des racines et tubercules, affirmant qu'ils ont soutenu les populations caribéennes à travers les tempêtes et les chocs économiques.
« Les racines et tubercules ne doivent pas seulement nous nourrir à la sortie du champ, ils doivent devenir des produits à plus haute valeur ajoutée qui créent des emplois, augmentent les exportations et autonomisent les entrepreneurs », a-t-elle déclaré, soulignant le potentiel économique inexploité de la transformation de ces denrées en farine, purées et boissons.

Les principaux résultats du symposium incluent l'opérationnalisation du groupe de travail technique de l'OECO sur la production alimentaire et l'élaboration d'une feuille de route de l'OECO pour le secteur des racines et tubercules. De plus, la région donnera la priorité au soutien des infrastructures, telles que le stockage à froid à l'énergie solaire et les centres d'irrigation, afin de bâtir un secteur agricole modernisé et rentable, capable d'attirer une nouvelle génération d'agriculteurs caribéens.
Marvin St. Louis
OECO Unité de communication





















