Le projet SARSEA renforce la coopération avec Sainte-Lucie et valide sa stratégie pour 2026
Communiqué de presse conjoint : Expertise France et Commission de l'OECO
Le jeudi 12 février, Expertise France, le gouvernement de Sainte-Lucie et l'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) ont signé un protocole d'accord en présence de Son Excellence Marie-Noëlle Duris, Ambassadrice de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l'OECO. Cet accord représente une étape significative dans la coordination des efforts de gestion des échouements massifs de sargasses qui impactent les littoraux caribéens depuis 2011.
Une collaboration accrue pour une réponse régionale
Le projet SARSEA (Sargassum Regional Strategies for Ecosystem-based Actions) est une initiative régionale conçue pour renforcer la capacité de résilience des petites îles de la Caraïbe face aux arrivages massifs de sargasses. Ce projet combine des approches de gestion intégrée, des efforts de restauration des écosystèmes et de la recherche scientifique pour atténuer les effets du phénomène.
Le protocole d'accord, signé en marge des réunions des comités opérationnel et de pilotage du projet par Expertise France, le ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de la Sécurité alimentaire et du Développement rural de Sainte-Lucie, et l'OECO, définit les contributions, les droits et les responsabilités de chaque partie prenante. L'accord vise à formaliser la collaboration entre les scientifiques, les organisations privées, la société civile et la direction du projet afin de gérer les sargasses de manière intégrée et durable, tout en explorant les possibilités de valorisation économique de ces algues.
Le Secrétaire permanent du ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de la Sécurité alimentaire et du Changement climatique de Sainte-Lucie, M. Bradley St. Ange, a déclaré :
« Nous reconnaissons et apprécions profondément le soutien de l'Agence Française de Développement et d'Expertise France pour avoir rendu cela possible. La France a fait preuve d'un engagement constant sur la question des sargasses, tant au niveau national que régional, et nous apprécions ce partenariat. Nous saluons également le leadership de la Commission de l'OECO dans l'avancement d'un cadre régional qui permet aux membres de partager leurs connaissances, d'aligner leurs stratégies et de renforcer leurs capacités collectives. »
Des accords similaires ont été signés avec les ministères concernés en Dominique, à la Grenade et à Saint-Vincent-et-les Grenadines, les trois autres pays participant au projet.
Le projet SARSEA entre désormais dans sa phase opérationnelle, avec la mise en place d'ateliers thématiques régionaux visant à mobiliser les acteurs techniques et institutionnels des pays touchés. En outre, une subvention d'un million d'euros a été octroyée à l'OECO pour valoriser la chaîne de valeur des sargasses, et deux appels à projets seront lancés. L'un s'adressera aux acteurs privés intéressés par l'utilisation des sargasses, tandis que l'autre ciblera les scientifiques pour mener des recherches approfondies sur les effets sur la santé humaine et la biodiversité.
Les participants à la réunion ont souligné à l'unanimité l'importance de ces journées de travail pour faire progresser la mise en œuvre du projet SARSEA et renforcer la réponse régionale aux échouements.
« C'est un phénomène qui affecte nos moyens de subsistance, nos économies et nos populations en général. Il est clair que face à ce défi, nous devons unir toutes nos forces, au niveau régional, pour y répondre », a remarqué le conseiller juridique général de l'OECO, M. Dwight Lay.
Son Excellence Marie-Noëlle Duris, Ambassadrice de France, a également apporté ses encouragements :
« Aucun pays ne peut relever ce défi seul. Les sargasses ne connaissent pas de frontières. Notre réponse doit donc être collective, cohérente et prospective. Le protocole d'accord signé aujourd'hui reflète exactement cet esprit. »
Danny Moonie
OECS Communications Unit






