Le programme de formation SIG de l'OECO vise à renforcer l'expertise géospatiale dans la région

Communiqué de presse de l'OECO

Dans le cadre du projet "Données pour la prise de décision" (Data for Decision Making Project) financé par la Banque mondiale, la Commission de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a officiellement lancé en février 2025 son tout premier cours en ligne sur les Systèmes d’Information Géographique (SIG). Cette formation vise à renforcer la capacité de la région en matière de prise de décision basée sur les données dans divers secteurs, tels que la gestion des risques de catastrophe, le développement durable, l'aménagement du territoire et la répartition des ressources. Grâce à des exercices pratiques et des applications concrètes, le programme dotera les participants des compétences techniques nécessaires pour intégrer les SIG dans leurs professions, notamment au sein des bureaux de statistiques et des agences gouvernementales.

La formation est dispensée par le professeur Earl Edwards, expert en technologies SIG et en gestion des données spatiales.

Les thématiques abordées dans la formation :

  • Fondamentaux des SIG
  • Collecte et gestion des données
  • Techniques d’analyse spatiale
  • SIG Web et collecte de données mobiles
  • Mise en œuvre d’un projet final

L'importance des SIG pour la région

Le Directeur général de l'OECO, Dr. Didacus Jules, a souligné le rôle essentiel des outils géospatiaux pour fournir des analyses précieuses facilitant la prise de décision en matière de gestion des ressources, de renforcement de la résilience et de croissance durable. Il a mis en avant l’importance des SIG pour la gestion des zones à risques, la mise en place de systèmes d’alerte précoce et la protection des écosystèmes essentiels comme les récifs coralliens et les mangroves :

« Les petits États insulaires sont particulièrement vulnérables au changement climatique, aux catastrophes naturelles et à l’érosion côtière. Les SIG permettent aux gouvernements et aux décideurs de cartographier les zones à risque, de suivre les évolutions environnementales et de mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour réduire les risques de catastrophe. En intégrant les données géospatiales, nos pays peuvent renforcer leur résilience climatique, améliorer la planification de l'utilisation des terres et protéger leurs écosystèmes critiques. »
« En fin de compte, les SIG et les données géospatiales constituent une base scientifique essentielle pour des décisions politiques éclairées. En investissant dans ces technologies, les pays de l'OECO peuvent bâtir des économies résilientes, préserver leurs ressources naturelles et favoriser une croissance durable pour les générations futures. »

Lors de la cérémonie d’ouverture de la formation, la conseillère SIG de l’OECO, Valrie Grant, a insisté sur le rôle crucial des technologies géospatiales pour une prise de décision fondée sur des preuves :


« Les technologies géospatiales et les statistiques ne sont pas seulement des outils ; elles constituent la base d’une prise de décision éclairée dans tous les secteurs. Cette initiative est une nouvelle avancée de la Commission de l’OECO pour garantir que toutes nos actions soient guidées par des données et des analyses concrètes. Cette formation est un élément clé du projet 'Données pour la prise de décision'. »

Un investissement stratégique pour l’avenir

Le professeur Earl Edwards a salué l’initiative de l’OECO et souligné l’importance d’un équilibre entre les avancées technologiques et le développement des compétences humaines :

« En donnant la priorité au renforcement des capacités en parallèle des avancées technologiques, l'OECO s'assure que les États membres disposent non seulement des technologies SIG les plus récentes, mais aussi de l'expertise humaine nécessaire pour maximiser leur impact. Je félicite le Directeur général et son équipe pour leur vision qui reconnaît que les SIG ne se limitent pas aux logiciels et au matériel – ils concernent avant tout les personnes. »

Le programme de formation SIG de l'OECO, qui se déroulera jusqu'au 2 mai 2025, vise à améliorer la capacité des États membres à intégrer la technologie et les données dans leurs stratégies de développement national. Face aux défis environnementaux croissants dans la Caraïbe, l’intégration du renseignement géospatial dans l’élaboration des politiques sera un facteur clé pour garantir un avenir durable et des politiques plus intelligentes, basées sur les données, au bénéfice de toute la région.


Claudia Mc Dowell

Spécialiste de la communication, Organisation des États de la Caraïbe orientale

OECO Unité de communication

Organisation des États de la Caraïbe Orientale

 

 

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L'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) est une organisation internationale dédiée à l'harmonisation et l'intégration économique, la protection des droits de l'homme et juridiques, et l'encouragement de la bonne gouvernance dans les pays indépendants et non indépendants dans la Caraïbe orientale. L'OECO est née le 18 Juin 1981, lorsque sept pays de la Caraïbe orientale ont signé un traité acceptant de coopérer entre eux, tout en favorisant l'unité et la solidarité entre ses membres. Le traité est connu comme le Traité de Basseterre, ainsi nommé en l'honneur de la ville capitale de Saint-Kitts-et-Nevis où il a été signé. Aujourd'hui l’OECO, compte douze membres, répartis dans la Caraïbe orientale comprenant Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Vierges Britanniques, Anguilla, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin.

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