Le CARDTP s'associe à l'OECO pour une offensive régionale contre les cybermenaces

Communiqué de presse de l'OECO

La cybersécurité constitue une composante essentielle du Projet de transformation numérique de la Caraïbe (CARDTP), financé par la Banque mondiale, reflétant la priorité croissante accordée par la région au renforcement de la résilience numérique et à la protection des systèmes d'information. En tant qu'institution chef de file technique pour ce volet, l'Agence de mise en œuvre de la CARICOM pour le crime et la sécurité (IMPACS) a coordonné l'élaboration de la stratégie régionale de cybersécurité, exécutée par le cabinet de conseil NRD Cyber Security.

Des experts en sécurité numérique et nationale des États membres de l'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), la Grenade, la Dominique, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, ont participé à l'élaboration d'une feuille de route régionale complète sur la cybersécurité afin de répondre à l'urgence croissante des menaces numériques dans la Caraïbe orientale.

Les participants ont examiné les stratégies nationales de cybersécurité actuelles des pays participants, tout en promouvant une coopération structurée conforme aux cadres régionaux et internationaux. L'atelier visait à renforcer les compétences des participants dans l'identification et la protection des infrastructures d'information critiques (IIC), à soutenir l'élaboration et le perfectionnement des plans nationaux de gestion des incidents par des exercices pratiques, et à renforcer la préparation aux cybercrises grâce à une simulation sur table.

Lors de la cérémonie d'ouverture, le Directeur général de l'OECO, le Dr Didacus Jules, a souligné que la protection de l'espace numérique régional n'est plus une entreprise solitaire.

« Pour l'OECO, la protection de notre espace numérique doit être abordée comme une question de responsabilité régionale collective. Aucun petit État ne peut affronter seul ces défis de manière efficace. Les cybermenaces ne respectent pas les frontières nationales, et notre réponse ne le devrait pas non plus. C’est pourquoi le travail entrepris dans le cadre de cette initiative est si important. L'élaboration d'une feuille de route régionale, accompagnée de plans nationaux de mise en œuvre concrets, représente une étape cruciale vers le renforcement de la gouvernance, de la coordination et de la préparation de nos États membres. »
Directeur général de l'OECO, le Dr Didacus Jules

L'honorable Phillip Jackson, ministre de l'Éducation, de la Formation professionnelle, de l'Innovation, de la Transformation numérique et de l'Information de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a expliqué que grâce au CARDTP, son ministère peut concrétiser l'agenda du pays en matière de cybersécurité avec pour objectif de « bâtir une culture de la sensibilisation à la cybersécurité ».

Le ministre Jackson a déclaré :

« La technologie seule ne peut pas nous protéger ; nos citoyens sont notre première ligne de défense. Nous reconnaissons que la cybersécurité n'est pas seulement un problème technique pour les spécialistes de l'informatique ; c'est une compétence de vie pour chaque citoyen. »

Il a exposé une approche institutionnelle à deux niveaux pour protéger les actifs nationaux, soulignant la création d'équipes d'intervention dédiées. Premièrement, l'équipe d'intervention en cas d'incident de sécurité informatique du gouvernement de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui servira de bouclier pour l'infrastructure numérique de l'État. Deuxièmement, le CSIRT national, qui sera le centre névralgique pour coordonner le renseignement sur les menaces et l'intervention en cas d'incident dans tous les secteurs.

Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité nationale, de la Gestion des catastrophes et de l'Immigration, l'honorable St. Clair Leacock, a ajouté que la résilience numérique est désormais un pilier fondamental de la stabilité de l'État, comparant l'impact des cyber-incidents à celui des catastrophes physiques.

« Nous considérons la stratégie et le plan d'action nationaux de cybersécurité comme une composante intégrante de notre cadre de sécurité nationale. Les menaces auxquelles nous sommes confrontés dans le cyberespace, du rançongiciel capable de paralyser les opérations gouvernementales à la désinformation pouvant déstabiliser notre société, ont des conséquences réelles et tangibles. Elles affectent l'ordre public, la sécurité des citoyens et l'intégrité de nos institutions d'État. »

Mme Marolla Haddad, responsable de l'équipe de travail pour le CARDTP au sein de l'agence de financement, a déclaré que le Groupe de la Banque mondiale est fier de collaborer avec les États membres sur cet exercice de renforcement.

Elle a affirmé :

« La cybersécurité n'est pas purement un agenda technique. C’est une question de développement et de sécurité. Elle sous-tend la stabilité économique... et la résilience de nos sociétés. Ce qui rend cet effort particulièrement convaincant pour nous, c'est son caractère régional. Dans un monde où les menaces ne respectent pas les frontières, cette approche régionale de l'OECO a le potentiel de devenir un modèle. »

À l'issue de la session, les participants ont identifié les principaux points à retenir et ont esquissé les prochaines étapes de mise en œuvre aux niveaux national et régional. Cet atelier marque un jalon dans les efforts continus de l'OECO pour garantir que la transformation numérique régionale repose sur une sécurité, une souveraineté et une confiance solides.


Marvin St. Louis

Spécialiste de la communication, Organisation des États de la Caraïbe orientale

OECO Unité de communication

Organisation des États de la Caraïbe Orientale

 

 

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L'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) est une organisation internationale dédiée à l'harmonisation et l'intégration économique, la protection des droits de l'homme et juridiques, et l'encouragement de la bonne gouvernance dans les pays indépendants et non indépendants dans la Caraïbe orientale. L'OECO est née le 18 Juin 1981, lorsque sept pays de la Caraïbe orientale ont signé un traité acceptant de coopérer entre eux, tout en favorisant l'unité et la solidarité entre ses membres. Le traité est connu comme le Traité de Basseterre, ainsi nommé en l'honneur de la ville capitale de Saint-Kitts-et-Nevis où il a été signé. Aujourd'hui l’OECO, compte douze membres, répartis dans la Caraïbe orientale comprenant Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Vierges Britanniques, Anguilla, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin.

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