Journée mondiale de l'océan 2026 : Réimaginer l'avenir de l'OECO grâce à l'économie bleue

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'OECO

Chaque année, à l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, les discussions mondiales s'orientent naturellement vers la conservation côtière et marine, le nettoyage des plages et la protection des espèces marines menacées. Pourtant, pour les petits États insulaires en développement (PEID) de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), l'océan n'est pas un simple décor de carte postale ni un actif environnemental à préserver de loin : il constitue le pilier central de leur survie et de leur identité.

Le groupement régional de l'OECO, qui compte 12 pays de la Caraïbe orientale, rassemble plus de 1,4 million d'habitants dont la vie, la culture et l'avenir sont fondamentalement liés à l'océan. Cependant, les menaces liées à la pollution marine, à la dégradation des habitats et à la surpêche, exacerbées par le changement climatique, exercent des pressions sans précédent sur les écosystèmes marins qui font vivre la région. Réimaginer l'avenir exige de rompre avec les pratiques de développement destructrices et les habitudes de consommation actuelles pour se tourner vers une gestion durable et responsable.

Dans le cadre de la série de projets « Libérer l'économie bleue de la Caraïbe » (UBEC), financée par la Banque mondiale, des politiques régionales et des interventions financières ciblées ont été révisées ou élaborées. Elles sont actuellement mises en œuvre afin de bâtir une économie bleue résiliente, équitable et prospère. Ces interventions s'articulent autour de trois piliers cardinaux :

  • La pêche et l'aquaculture
  • Le tourisme marin et côtier
  • La gestion des déchets

Dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture, la série de projets UBEC a facilité l'élaboration du Plan d'action stratégique pour les pêches de l'OECO (2025–2030). Ce plan s'attaque aux causes profondes des défis persistants du secteur, tels que le sous-financement de la gestion des pêches, la faiblesse du suivi et de la surveillance, ainsi que les restrictions d'accès. Il s'appuie également sur un diagnostic rigoureux des facteurs de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INDNR), mené par le Mécanisme régional de gestion des pêches des Caraïbes (CRFM).

Dans le domaine du tourisme marin et côtier, une mise à jour approfondie de la politique touristique commune de l'OECO (2011) a été menée, aboutissant à la Politique touristique commune révisée de l'OECO (2025–2035). Officiellement approuvée par le Conseil des ministres du Tourisme en 2025, cette politique reflète un engagement renouvelé de la région à développer collectivement un tourisme qui soutient une meilleure qualité de vie et génère un impact positif sur les moyens de subsistance des populations de l'OECO. La Caraïbe orientale figurant parmi les régions les plus dépendantes du tourisme au monde, la protection du littoral s'impose comme un impératif économique. Par le passé, un développement côtier non maîtrisé et une empreinte touristique excessive ont dégradé les récifs coralliens et les plages mêmes qui attirent les visiteurs.

Concernant la gestion des déchets, l'avenir ne peut être réimaginé sans s'attaquer à la pollution d'origine terrestre qui asphyxie la vie marine, les récifs coralliens et les herbiers marins. Une évaluation complète des opportunités commerciales liées aux déchets a été menée pour soutenir un système de gestion intégrée des déchets au sein de l'OECO. En développant des modèles commerciaux et en identifiant des applications commerciales pour les déchets verts, les plastiques, les véhicules hors d'usage et les pneus, la région s'efforce de passer à une économie circulaire, interceptant ainsi la pollution terrestre avant qu'elle n'atteigne les côtes.

Une stratégie ne vaut que par son exécution. C'est pourquoi ces interventions politiques s'accompagnent d'un soutien direct aux citoyens de l'OECO opérant dans l'économie bleue, bénéficiant spécifiquement aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) de la Grenade, de Sainte-Lucie et de Saint-Vincent-et-les Grenadines. Dans ces trois pays, des subventions de contrepartie ciblées, des formations techniques et un meilleur accès aux financements permettent aux entrepreneurs de l'OECO d'adopter des pratiques durables. Qu'il s'agisse d'aider un pêcheur à investir dans des équipements respectueux du climat, d'accompagner un voyagiste dans sa transition vers des activités à faible impact ou de soutenir une entreprise de valorisation des déchets, le programme UBEC bâtit activement l'économie bleue régionale à partir de la base.

À l'occasion de cette Journée mondiale de l'océan, la Commission de l'OECO appelle à réimaginer collectivement notre relation avec la mer et notre avenir, en dépassant la fausse dichotomie entre survie économique et conservation environnementale. Le succès à long terme et la stabilité de la pêche régionale, du tourisme marin et des systèmes d'atténuation des déchets sont intrinsèquement liés ; une gestion intersectorielle coordonnée est donc indispensable. Embrasser cette nouvelle approche exige un engagement fort en faveur d'aires marines protégées robustes pour une planète bleue, garantissant que ces eaux communes restent résilientes, productives et prospères pour les générations à venir. Le véritable progrès réside dans la certitude que la mer ne sépare pas les îles de la Caraïbe orientale, mais qu'elle unit leur potentiel partagé.

Jacques Hinkson-Compton

Consultant en communication, Organisation des États de la Caraïbe orientale

OECO Unité de communication

Organisation des États de la Caraïbe Orientale

 

 

 

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L'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) est une organisation internationale dédiée à l'harmonisation et l'intégration économique, la protection des droits de l'homme et juridiques, et l'encouragement de la bonne gouvernance dans les pays indépendants et non indépendants dans la Caraïbe orientale. L'OECO est née le 18 Juin 1981, lorsque sept pays de la Caraïbe orientale ont signé un traité acceptant de coopérer entre eux, tout en favorisant l'unité et la solidarité entre ses membres. Le traité est connu comme le Traité de Basseterre, ainsi nommé en l'honneur de la ville capitale de Saint-Kitts-et-Nevis où il a été signé. Aujourd'hui l’OECO, compte douze membres, répartis dans la Caraïbe orientale comprenant Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Vierges Britanniques, Anguilla, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin.

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