Allocution du Directeur général de l'OECO : Signature de la lettre d'accord entre la CARPHA et l'OECO pour renforcer la santé des voyageurs au service d'une Caraïbe orientale plus résiliente et économiquement durable

DÉCLARATIONS DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Dr Lisa Indar, directrice exécutive de la CARPHA ; chers collègues de l'équipe de la CARPHA présents parmi nous et ceux qui nous rejoignent en ligne ; membres de la haute direction et du personnel de la Commission de l'OECO ; chers amis des médias.

Bonjour et bienvenue.

Dr Indar, permettez-moi de vous adresser un mot de bienvenue tout particulier. Il s'agit de votre premier engagement en présentiel à la Commission de l'OECO depuis votre nomination, et il est tout à fait opportun que nous le marquions non seulement par une cérémonie, mais par un acte concret qui fait progresser notre long partenariat.

Nous nous réunissons ce matin pour signer un document par la simple apposition de nos signatures, mais ce que nous affirmons aujourd'hui est d'une portée bien plus grande. Il s'agit d'un partenariat qui, discrètement et de manière constante au fil des ans, a apporté une valeur pratique aux populations de cette région. La véritable mesure d'un partenariat ne réside jamais dans le nombre d'accords que nous signons ; elle réside dans l'impact de ces accords sur la vie et les moyens de subsistance de nos citoyens.

Mais soyons lucides sur le monde dans lequel nous signons cet accord. Le monde dans lequel nous accueillons nos visiteurs, et à travers lequel nous envoyons nos propres citoyens, n'est plus celui d'il y a dix ans. Les agents pathogènes voyagent désormais à la vitesse des avions. Les virus mutent plus vite que les institutions conçues pour y réagir, et chaque nouveau variant nous rappelle que le monde microbien ne respecte aucune de nos convenances : ni nos frontières, ni nos économies, ni nos calendriers touristiques.

Pour les petits États insulaires, il ne s'agit pas d'une abstraction. Notre ouverture constitue à la fois notre gagne-pain et notre exposition. La connectivité même qui soutient notre économie touristique est la même que celle par laquelle se déplace la contagion. Un événement sanitaire survenant n'importe où dans notre archipel devient, en quelques heures, une vulnérabilité partagée à l'échelle régionale. À une époque marquée par les mutations pandémiques et l'émergence de nouvelles maladies, la sécurité sanitaire n'est plus l'affaire du seul secteur de la santé : elle est une question de survie régionale.

Face à une menace qui franchit librement les frontières, aucune île ne peut faire face seule. Pensez à la chaîne de phares qui gardait autrefois ces eaux : chaque île entretenait sa propre lumière, mais chaque lumière brûlait pour la sécurité de tous, de sorte qu'un danger repéré depuis un rivage devenait un avertissement partagé à travers tout l'archipel. C'est précisément ce que cette lettre d'accord intègre dans la santé publique : une veille partagée, au sein de laquelle la vigilance de chaque État membre renforce la sécurité de tous les autres. Elle nous offre ce qu'aucun pays de notre taille ne peut bâtir seul : une surveillance collective, une alerte précoce et l'expertise technique nécessaire pour déceler une menace avant qu'elle n'atteigne nos côtes.

C'est là que le leadership de la CARPHA prend tout son sens. Cet accord s'appuie sur des années de collaboration, sur nos travaux conjoints en matière de surveillance, de préparation aux pandémies et à travers le Programme Tourisme et Santé. Dr Indar, je vous remercie, ainsi que votre équipe, pour l'excellence technique que vous apportez et pour ce partenariat fondé sur la confiance plutôt que sur la simple transaction.

Notre politique de tourisme durable reconnaît que la compétitivité, la résilience et la durabilité sont indissociables. Une destination n'est attractive que si elle est sûre. La sécurité sanitaire n'est donc pas un ajout au tourisme ; elle en constitue l'un des piliers fondateurs. Lorsque nous renforçons la surveillance, élevons les normes de santé et de sécurité et développons les capacités de nos États membres, nous n'avons pas à choisir entre protéger notre population et protéger notre économie. Nous faisons les deux avec un seul et même instrument.

Plusieurs de nos États membres ont déjà accompli de vrais progrès dans la mise en œuvre du Programme Tourisme et Santé, et je les en félicite. Cependant, notre résilience collective dépend du maillon le plus faible. Grâce à cet accord renouvelé, notre objectif est de veiller à ce qu'aucun État membre ne soit laissé de côté et que la mise en œuvre soit coordonnée, harmonieuse et durable dans l'ensemble de l'OECO.

Les défis qui nous attendent (pandémies, impacts climatiques, risques sanitaires émergents) continueront d'évoluer. Notre réponse doit être tout aussi prospective. Cet accord positionne l'OECO et la CARPHA de manière à aider nos États membres à anticiper les risques plutôt qu'à simplement y réagir. En santé publique, la différence entre anticipation et réaction est très souvent la différence entre un incident et une catastrophe.

Aujourd'hui, nous dépassons donc l'engagement pour passer à l'exécution et l'intention pour passer à l'impact. Ensemble, nous bâtissons une région plus saine, plus sûre et plus résiliente, en faisant les uns pour les autres ce qu'aucun de nous ne pourrait accomplir seul, et en veillant conjointement au bien-être de nos populations.

Dr Indar, chers collègues, merci. Procédons à la signature.

OECS Communications Unit

Organisation of Eastern Caribbean States

 

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L'Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) est une organisation internationale dédiée à l'harmonisation et l'intégration économique, la protection des droits de l'homme et juridiques, et l'encouragement de la bonne gouvernance dans les pays indépendants et non indépendants dans la Caraïbe orientale. L'OECO est née le 18 Juin 1981, lorsque sept pays de la Caraïbe orientale ont signé un traité acceptant de coopérer entre eux, tout en favorisant l'unité et la solidarité entre ses membres. Le traité est connu comme le Traité de Basseterre, ainsi nommé en l'honneur de la ville capitale de Saint-Kitts-et-Nevis où il a été signé. Aujourd'hui l’OECO, compte douze membres, répartis dans la Caraïbe orientale comprenant Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Vierges Britanniques, Anguilla, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin.

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